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L'univers de Frank William Batchou

L'univers de Frank William Batchou

Nous vous présentons dans ce blog toute l'actualité sur le Cameroun. Et une ouverture sur le monde... Merci pour vos commentaires et surtout vos critiques constructives


Des tickets de péages remis en vente par des contrôleurs

Publié par Franky Willy sur 31 Octobre 2009, 09:24am

Catégories : #Société

Société – Transport

Trafic

Ces responsables de ventes récupèrent ces « laissés passés » aux chauffeurs contre quelques billets de banque pour les revendre aux autres transporteurs.

Des tickets de péages remis en vente par des contrôleurs

 

Péage: lieu de tous les trafic

« Mon ami fait le geste qui sauve (1000Fcfa) et continue ton chemin sans aucun problème. Dans le cas contraire, on va faire un contrôle de fonds et tu risqueras être verbalisé pour rien ». Cette parole est celle d’un policier adressée à un transporteur de vivres frais sur l’axe lourd Douala-Bafoussam vendredi dernier, 23 octobre 2009. Ce trafic rendu vulgaire par les « manges mil » depuis quelques années cède progressivement sa place à un autre mouvement : celui de la (re)vente des tickets de péage. La scène de mardi dernier, 27 octobre 2009,  produite respectivement aux péages de Mbankomo, Mboumnyebell et Edéa a surpris plus d’un dans le bus de transport d’une agence effectuant la ligne Douala – Yaoundé.


A la quête de sa broie

Il est un plus de 14 heures 30. Nous sommes au nouveau péage de Mbankomo, à une vingtaine de minute de Yaoundé. Le bus marque un arrêt à la hauteur des fûts servant de support pour la barrière du péage. La contrôleuse, comme d’habitude, coupe le ticket et le donne au chauffeur du bus contre la somme de 500Fcfa. A la surprise générale, un autre contrôleur se pointe près de la portière du chauffeur. Ce dernier lui remet une sixaine de tickets de péage sous le bras posé sur le volant. Après avoir perçu les tickets, le contrôleur, arborant le chasuble du travail, remet à son « fournisseur », une somme de deux mille francs Cfa. Ce type de troc s’est observé aussi aux péages de Mboumnyebell et d’Edéa. Un acte que beaucoup de passagers ont qualifié de corruption à ciel ouvert et cambriolage des fonds de l’Etat. Impossible n’est pas camerounais dit-on très souvent. Bien qu’écrit en gras et en rouge sur la carrosserie interne du bus « Ne pas parler au chauffeur », le reporter du Messager, interloqué face à cette situation, demande au chauffeur à quoi sert ce trafic.


Quels billets devons nous vendre?

« C’est pour avoir un peu d’argent à la fin de la journée tant pour lui que pour moi. Quand ils achètent ainsi, ils les revendent aux autres chauffeurs qui viennent après nous. Quand un autre livre avant moi, je peux alors acheter mon ticket à 300Fcfa. Avec les deux cents francs restant, on peut s’acheter même un bout de pain en route pour manger. Car, le surcharge est proscrit dans notre agence », nous révèle le chauffeur. Et de poursuivre : « Cette transaction que nous faisons permet au contrôleur d’avoir un peu d’argent à la fin de la journée lui permettant de se procurer non seulement au moins trois bières le soir avant d’aller dormir mais aussi subvenir aux besoins de ses enfants en cas de besoins en attendant la fin du mois. C’est ce qu’on appelle arrondir ses fins du mois ». selon ce dernier, toutes ces transactions entre les chauffeurs et certains contrôleurs de péage se font à l’insu de leur chef de poste ainsi que des hommes en tenu chargés d’assurer leur sécurité ici. Sinon, « il pourra être viré de son boulot. Moi de même. Cependant, on sait chez nous que qui ne risque rien n’a rien mon frère ». Jusqu’à quand durera ce trafic ? Seul l’avenir nous le dira.

Frank William BATCHOU

Sur l’axe lourd Douala-Yaoundé

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