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L'univers de Frank William Batchou

L'univers de Frank William Batchou

Nous vous présentons dans ce blog toute l'actualité sur le Cameroun. Et une ouverture sur le monde... Merci pour vos commentaires et surtout vos critiques constructives


Le téléphone portable, un mal nécessaire

Publié par Franky Willy sur 12 Novembre 2009, 03:42am

Catégories : #Tic

Télécommunications

Le téléphone portable, un mal nécessaire

    
 

Il y a un peu plus de trois mois Biyiti Bi Essam, ministre des Postes et des télécommunications (Minpostel) du Cameroun, a demandé à tous les abonnés des trois opérateurs de téléphonie mobile (Mtn, Orange et Camtel pour les Ct phones) au pays de se faire identifier. Ce avant le 30 novembre 2009. Faute de quoi, l’abonné verra son numéro de téléphone purement et simplement désactivé. Et sa réactivation ne se fera qu’au moment où, il se fera identifier. Les plus de dix millions d’abonnés  que compte le Cameroun pourront-ils s’identifier avant cette date butoir donnée par les pouvoirs publics ? Oui, nous répond les agents engagés par les différentes sociétés de téléphonies mobiles et chargés de l’identification de leurs abonnés. Mais plus on se rapproche du délai prescrit par le Minpostel, le chemin qui mène au processus d’identification devient plus sinueux. Vu le nombre de personnes à s’identifier.



4 novembre 2009. ça bouscule à l’entrée de la direction commerciale de la Mobile telephone network (Mtn) Cameroon sis à Akwa. La chaleur est suffocante. Visiblement exténués et alignés en file indienne devant la tente jaune ici dressée, hommes, femmes portant un bébé au dos, élèves, étudiants et débrouillards n’ont guerre cédé face à cette « souffrance ». Car, « certains parmi eux sont arrivés ici de bonnes heures. Ils se sont mis en rang et ils y sont encore à 12 heures. C’est très pénible de rester sur place pendant des heures. Mais, ils supportent », apprend-t-on d’un vigile. Pour « tuer le temps », certains s’adonnent à des discussions sur des sujets d’actualité ou réchauffés. Pour se faire identifier, le client doit juste présenter sa carte nationale d’identité. A direction de Orange Cameroun, le scenario est quasi le même. A la seule différence qu’en lieu et place de la présentation de la carte nationale d’identité, on fournit à l’agent chargé d’identification une photocopie de la Cni et une demie carte photo 4X4. Ces pièces à fournir augmente en fonction du nombre de puce à votre porté. C'est-à-dire que : si un abonné à trois numéros, il doit s’identifier aux trois numéros en fournissant les mêmes pièces à chaque numéro. D’après les agents chargés d’identification, l’opération avance (encore) à pas de tortue. A Mtn Cameroon, « nous sommes à près de 42% d’abonnés déjà identifiés sur les plus de quatre millions que nous comptons. Ce qui signifie que nous encore en dessous de la moyenne » et à Orange Cameroun, « le pourcentage d’abonnés déjà identifiés s’élève à 45%. Le chiffre est en dessous de la moyenne et nous espérons atteindre les 100% d’ici la date limite prescrite ». Déclaration sous anonymat de deux agents de la cellule de communication de ces entreprises.

 

Une antenne relais

Et si on supprimait ta ligne ?

Kuaté est un débrouillard au marché central de Douala. Depuis le début de l’opération d’identification, il ne s’est pas déplacé d’un seul pouce afin de se faire le canal à suivre pour se faire identifier. Il reste sceptique. Pour lui, cette opération « est une manœuvre du gouvernement pour une finalité autre que celle des raisons sécuritaires dont la radio a fait écho ». Le reporter lui fera comprendre que la date butoir est proche. Et en cas de non identification, son numéro sera désactivé. Toute chose qu’il n’entend pas de ses deux oreilles. « Le téléphone est un outil nécessaire et indispensable pour moi. C’est avec ça que je mène 80% de mes bisness. Si on supprime ma ligne ou désactive mon numéro, je suis un gars mort », répond-t-il. La mine triste.

Comme Kuaté, plusieurs camerounais sont devenus esclaves du portable depuis l’avènement de cette nouvelle technologie sur la terre des Lions indomptables à l’aube de l’année 2000. « C’est mon meilleur compagnon depuis novembre 2000 quand je l’ai acheté. Depuis lors, il ne me quitte plus. Quand il s’éteint seulement pour une heure à cause de la batterie faible, je suis malade », révèle M. Owona, restaurateur. Et d’ajouter : « la seule chose que je déplore encore dans ce pays, c’est la cherté des tarifs de  communication malgré de nombreuses campagnes publicitaires à outrance dont-on nous fait vivre. Pourtant dans plusieurs pays de l’Afrique de l’Ouest, les tarifs sont relativement bas ». Dans tous les cas, les abonnés feront mieux de s’identifier avant de soulever le problème de tarifs de communication.

Frank William BATCHOU

A Douala

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simb 29/04/2010 16:29



Peut-on vivre sans portabl?



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