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L'univers de Frank William Batchou

L'univers de Frank William Batchou

Nous vous présentons dans ce blog toute l'actualité sur le Cameroun. Et une ouverture sur le monde... Merci pour vos commentaires et surtout vos critiques constructives


Zones à risques: qui ne risque rien n'a rien!

Publié par Franky Willy sur 12 Novembre 2009, 20:57pm

Catégories : #Découvertes

Zones aériennes. Malgré la proximité avec l’aéroport et la base aérienne, les populations ignorent disent ne pas craindre le pire.

 

 

Près de la base aérienne

« Nous habitons ici parce que les terrains coûtent chers ailleurs. Quand un ami qui était d’abord ici m’a proposé celui-ci, j’ai sauté sur l’occasion et nous y sommes toujours ». Ainsi s’est exprimé Fru Achu. Il habite un domaine encerclé par une barrière en grillage au lieu dit échangeur ; à un jet de pierre de la base aérienne de Douala. D’après des habitants, ce domaine est la propriété de l’Agence pour la sécurité aérienne en Afrique et à Madagascar (Asecna). Mais, il a été occupé de force par des familles ayant élues domicile. Ainsi que trois ateliers de fabrication des objets d’art, tous construits en matériaux provisoires. Dans les ateliers, des artisans scient, assemblent, poncent et vernissent leur objet. Un ouvrier affirme qu’ils y sont installés depuis près de huit années sans aucune autorisation. Il reconnaît qu’« à chaque moment, on peut être chassé. Dieu seul nous protège des risques au vu de notre proximité de la base aérienne».


Quartier New-town aéroport

Ces habitants ne sont pas les seuls à vivre dans les emprises des zones aériennes. Vendredi dernier, 30 octobre 2009. Nous nous sommes rendus au quartier New-town aéroport, situé à proximité de l’aéroport international de Douala. Le spectacle ici est pratiquement le même. Un secteur où cohabite des buvettes, des restaurants, des salons de coiffure et un dépôt pétrolier. Le quartier est en chantier avec plusieurs bâtisses en construction. Seule un chemin de terre les sépare avec la barrière de l’aéroport. Et, plus on s’enfonce dans le quartier, le rapprochement se fait croissant. Beaucoup des habitants croient fermes qu’ils ne courent aucun risque en habitant tout près de l’aéroport. Oumarou, habitant du quartier depuis bientôt quinze ans, soutient que « les pistes de décollage et d’atterrissage sont éloignées de nos maisons. En cas de crash, ce sera de l’autre côté. On ne nous a jamais dit que c’était une zone à risque ».


Dans notre aventure, on se retrouve au quartier dénommé Village, plus précisément à la Cité belge bloc 4 et 9. André T, la soixantaine sonnée, certifie qu’il faut avoir un cœur de lion pour vivre ici. Car, « les maisons sur la voie des avions. Au décollage comme à l’atterrissage, ils survolent tout juste au dessus de nos têtes. Si tu jettes un caillou, ça va le toucher. Voilà un exemple (en pointant du doigt un avion en plein vol). Les gens manquent de moyens pour aller dans les quartiers à moins de risque », dit-il. Chose curieuse, plusieurs garderies d’enfants, des écoles et collèges, un grand marché et deux églises (catholique et protestante). « Les gens s’en foute des risques. Ils ont besoin juste d’un endroit où dormir et se débrouiller. S’il advenait un accident (même si on ne souhaite pas), il y aura trop de mort vu tout ce qui regroupe les gens ici », ajoute-il. A l’aéroport, on apprend que la délimitation de la zone aérienne est une affaire de l’Asecna. Au siège de cette institution, personne n’étant disposé de nous donner une quelconque information à notre préoccupation.

Frank William BATCHOU

A Douala

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Jean-Baptiste T. 13/11/2009 05:50


Il faut comprendre que la conjoncture économique exige que l'on se case où l'on a la possibilité.Encore à Douala,un coin où les hommes y arrivent en compte goute.Quelques fois on s'y retrouve comme
un réfugié.Et quand on a la chance de trouver un endroit pour dormir,on remercie le Très Haut .Je pense que l'unique explication à donner à l'attitude de cette population quasi condamnée à vivre
près de l'aéroport et malgré les risquent et les perturbations dont elle est victime.Si le gouvernement camerounais pouvait songer à la sécurité de ces personnes que je suppose démunies et menant
une vie provisoire,ne serait ce par un recasement,elles mèneraient un vie acceptable .Toutefois,il faut noter que la misère et le chômage dans les villages seraient aussi à l'origine de cette
situation.Les citoyens prennent la voie urbaine et ses retrouve dans un coin à risque comme aux abords de l'aéroport.IL faut alors combattre le mal depuis les racines s'il l'on tient à
l'exterminer.


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